Sea Clean
Juin 2022 - On repasse par la France et on explore la Provence avec nos bécanes. Notre amie Tiphaine nous a mis en relation avec sa collègue Lola qui nous a suggéré de supers porteurs de projet (merci Makesense). Notre attention s'arrête ainsi sur Albane, 17 ans à l'époque, à l'origine du projet SeaClean. On enfourche nos vélos direction Aix en Provence pour la rencontrer chez elle. Invités à déjeuner par sa famille, on discute de nos parcours étudiants respectifs, elle-même à la veille du BAC ! Elle nous explique que 80% des déchets plastique que l'on retrouve dans la mer proviennent... de nos eaux fluviales. C'est à dire que si un mégot ou autre bout de plastique se retrouve dans les égouts, il y a de fortes chances qu'il atterrisse... en mer ! Et une fois en mer, le sel accélère la dégradation du plastique qui devient... micro plastique et super difficile à retirer de l'eau. Problème à l'horizon : les stations de traitement des eaux fluviales ne filtrent rien... ou presque. Et les filtres existants ne sont pas performants. Lors des fortes pluies certains se bouchent et cassent les canalisations. D'autres se mettent en "sécurité" via un système de bypass et laissent alors couler tous les déchets dans la mer pour éviter de potentiels dommages à l'installation (mais pas à la mer...!). Albane a donc eu l'idée de créer un système "low-tech" permettant de résoudre ce problème. Avec l'aide d'étudiants ingénieurs de l'INSA Lyon, ils ont développé 2 prototypes testés actuellement qui sont un franc succès. Le tout à moindre coût et... à 17 ans seulement ! Une rencontre inspirante qui nous a fait nous questionner ce que nous faisions, nous, à son âge ?! Merci Albane pour cette claque d'inspi, ton engagement et ta belle énergie ;)